\" Je suis un imposteur \"

Ou comment se déprécier pour de mauvaises raisons.

Le syndrome de l’imposteur

Que tu sois un écrivain chevronné ou un auteur débutant, il y a de fortes chances pour que tu ressentes, un jour, l’effet du syndrome de l’imposteur.

Identifié dans les 70’s par Pauline Rose Clance et Suzanne Ament Imes, le syndrome de l’imposteur touche principalement les femmes, mais les hommes n’y échappent malheureusement pas, surtout dans le domaine de l’écriture.

De nombreux auteurs publiés et lauréats de prix littéraires ont avoué se questionner sur leur légitimité en tant qu’écrivains. Alors si l’on n’est pas publiés, comment pourrait-on passer outre ?

Doute de soi, incapacité à évaluer ses compétences, propension à attribuer sa réussite à des facteurs externes comme la chance, peur de décevoir, tendance au sabordage, perfectionnisme, surcharge de travail, peur de l’échec… Le syndrome de l’imposteur peut avoir des répercussions importantes sur le bon fonctionnement de notre psyché.

Voici quelques formules magiques pour enfin s’assumer en tant qu’auteur.

1. « J’écris des histoires, donc je suis écrivain »

Être écrivain ne demande rien de plus qu’écrire. La publication n’est qu’une sous-catégorie d’auteurs : auteur publié / auteur non-publié. Alors maintenant, n’hésitez plus avant de vous déclarer écrivain !

2. « Ce n’est pas parce que je ne l’ai pas encore fait que cela m’est impossible »

Si vous n’avez encore jamais écrit de roman, il n’est pas trop tard pour le faire. L’écriture est une aventure longue et douloureuse. Tous les auteurs passent un jour par des difficultés, des blocages et des soucis d’intrigue. Mais ces problèmes peuvent se résoudre et ne sont pas un symptôme d’échec ou d’incapacité à écrire une bonne histoire. Ils sont juste la preuve que vous écrivez une histoire.

3. « Si j’ai fini ce roman, c’est grâce à moi »

N’oubliez pas que sans vous, vos textes ne verraient jamais le jour. Vous avez peut-être envie de vous cacher dans un trou de souris lorsque vous parlez de vos écris, de porter aux nues la terre entière de vous avoir aidé avec votre livre, mais au final, n’est-ce pas vous qui l’avez écrit ?

4. « Si je ne sais pas, je peux toujours demander »

Être entouré, c’est un principe qui s’applique à tous les pendants de notre vie. Accepter de demander de l’aide ou se faire accompagner n’est jamais un aveu d’échec, mais la preuve que vous n’avez pas abandonnée. Vous n’avez pas à rester seul si vous êtes perdu, que vous manquez de connaissances sur un sujet ou si vous ne vous rendez plus compte de la qualité de vos écris.

5. « Je dois prendre un compliment pour ce qu’il est »

La fausse modestie est l’un des moteurs du syndrome de l’imposteur. En apprenant à accepter un compliment, nous reprenons confiance en nos capacités. Ne cherchons plus d’excuse à notre réussite et souvenons-nous des points forts de notre écriture pour rebooster notre estime de nous-mêmes !

Isabelle Naneix EI - aecriture

© crédit photo : Pexels : Anna Shvets

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