Ne plus se sentir seu(e) face à la page

Hello !
J’espère que vous allez bien. Je suis très heureuse de vous retrouver pour ce deuxième épisode de podcast. J’espère que le premier épisode vous a plu et que vous prévoyez de rester un peu plus en ma compagnie. En ce qui me concerne, je suis super motivée pour parler de tout plein de thématiques avec vous donc on va commencer sans plus tarder avec le sujet du jour : la solitude de l’écrivain.
Et pour commencer, je vais vous poser cette simple question : vous arrive-t-il de vous sentir seul face à votre écriture ?
Si c’est non, je ne sais pas quelle est votre recette magique, mais c’est une super nouvelle et j’espère que vous continuerez comme ça. Mais si c’est oui, sachez que vous êtes très très très nombreux à ressentir cette solitude.
Alors, on est d’accord, un écrivain, il va créer un monde, une histoire, des personnages… tout cela, tout seul. Il va les faire vivre dans sa tête et tant que son livre ne sera pas lu par d’autres, il sera le seul à en connaître l’existence.
S’il n’écrit pas, personne ne va le faire à sa place.
Dans un sens, pour son histoire, un écrivain est irremplaçable.
Ce n’est pas comme dans une entreprise où si tu n’as pas le temps de gérer un truc, Jérôme va pouvoir le prendre à ta place, pas d’inquiétude. Non. L’écrivain, il ne peut compter que sur lui-même pour faire le taf.
Et dans un sens, c’est ce qui fait justement le côté grisant de l’exercice. Vous êtes le seul géniteur de votre œuvre. Il ne tient qu’à vous de faire faire telle action à ce personnage ou à un autre. Vous êtes dieu, vous êtes libre. C’est, en quelque sorte, la créativité totale.
Beaucoup d’auteurs en sont ravis, ils recherchent même cette solitude créative, ce moment où, tel un pistolero il se fait face à lui-même, prêt à dégainer ce qu’il a au plus profond de lui.
Mais de nombreux auteurs, souvent les mêmes, se sentent démunis, aspirés par cette solitude, surtout lorsque des blocages pointent leur nez.
Parce que quand on a la force de se faire face, d’aller chercher en soi-même l’inspiration, de la jeter sur le papier ou le clavier, tout va bien. Mais lorsque les mots nous manquent, que les tournures ne sonnent plus ou que l’intrigue est dans un cul de sac ? Il ne reste que l’auteur, irrémédiablement seul.
En fait, l’écriture a beau être devenue le hobby #1 des Français depuis quelques années, elle n’en demeure pas moins une activité considérée comme solitaire. Le mythe de l’artiste reclus dans son bureau, le regard perdu dans un verre de whisky et en proie à la phobie sociale a la peau très très dure. Mais tout le monde n’est pas Hemingway. Tout le monde n’est pas Flaubert. Et cette solitude pèse.
Parfois même, au détriment de notre santé mentale.
Parce que si la solitude peut être volontaire et bénéfique pour la créativité, lorsqu’elle est contrainte, subie, alors viennent dans son sillage tout un tas de blocages et de pensées négatives.
Sentiment d’être perdu, peur, dépréciation, déprime, syndrome de l’imposteur, isolement, page blanche, perte de confiance en soi, angoisse, voire même dans certains cas, dépression.
Et pourtant, aujourd’hui, on n’a plus à se sentir irrémédiablement seul, face à son écriture.
Je vous l’ai dit, c’est le hobby #1 des Français et le nombre de comptes auteurs, d’éditeurs ou d’accompagnateur littéraire ne fait que croitre ces dernières années.
Et toutes ces impulsions fournissent leur propre rapport à l’écriture et souvent, leur propre solution pour lutter contre la solitude de l’écriture. Writers routine, podcast anglais hosté par Dan Simpson, fait un très bon job en interviewant des auteurs anglophones pour parler de leur routine d’écriture – comme son nom l’indique – et aborde notamment le sujet de la solitude et de la façon dont les interviewés s’en dépêtre.
Cette émission m’a beaucoup apporté lorsque je me sentais moi-même seule face à la page et elle m’a fournie aussi pas mal de petits rituels à développer pour ancrer mes séances d’écriture.
Du coup, je vous en parle ici pour ceux qui parlent anglais, mais pour les autres, je peux vous parler de l’émission d’arte podcast Bookmakers qui est basé sur le même concept d’interview. Très utile quand on a un coup de mou, d’entendre les autres parler de leur difficulté et de leurs méthodes d’écriture !
Vous en avez pleins d’autres et si vous avez tendance à binger des podcasts, n’hésitez pas à faire un petit tour sur votre appli pour en trouver, il y a énormément de pépites.
Personnellement, le podcast, c’est ce qui marche le mieux pour moi lorsque j’ai des doutes. J’écoute quelqu’un me parler dans l’oreille, me faire part de ses peurs, de ses difficultés dans l’écriture et ça me rassure. Je ne suis plus seule à ressentir tout ça. C’est normal, même. Donc on écoute les solutions proposées, on teste ce qui marche pour nous et on évolue. C’est d’ailleurs pour ça que le podcast aecriture a vu le jour. Selon moi, c’est le meilleur format pour se parler de la vie d’auteur et de ce qui peut la bloquer.
Mais le podcast n’est pas la seule solution que vous pouvez utiliser. Outre les comptes insta ou TikTok, certains écrivains s’organisent en groupe pour écrire ensemble autour d’un café ou d’un thé afin de se soutenir et d’entretenir des relations en rapport avec leur passion.
Toutes les semaines ou tous les mois, c’est un rendez-vous qui leur fait du bien et leur permet de parler de leurs blocages ou de demander conseil. Vous aussi, peut-être pourriez-vous trouver un groupe dans votre ville ?
Dans le même esprit, il existe les groupes discords, avec une grosse communauté d’auteurs qui se retrouve en ligne pour écrire ou pour partager le fruit de leur travail.
Il y a aussi les ateliers d’écriture ou les groupes privés de formation.
Tous ces formats sont très utiles pour créer du lien, mais si vous êtes timides, il est toujours plus compliqué d’y participer.
Je le sais, je suis comme ça. Je ne sais pas parler en groupe et partager ce que j’écris a toujours été un calvaire. Je ne suis pas capable aujourd’hui de procéder à une alpha lecture, sachant que la bêta est déjà un cap difficile pour moi. Croyez-moi, diffuser les 3 premiers chapitres de mon roman sur mon site a été la décision la plus difficile que j’ai prise. Et sincèrement, comme l’envie de retoucher le début de mon histoire me démange, je ne suis pas sûre qu’ils restent encore très longtemps.
Bref. Si vous êtes plus à l’aise dans un contexte de face à face, je vous conseille de vous tourner vers le mentoring. C’est un principe que l’on retrouve pour les suivis académiques, de thèse, par exemple, où vous avez un référent qui suit votre avancée, à qui vous envoyez des reportings ou des scènes à lire lorsque vous doutez. Cette personne est là pour vous aider à trouver la meilleure solution pour votre roman et pour vous. Son influence peut être autant sur l’histoire que dans votre vie quotidienne, suivant d’où vient le problème.
C’est ce que je propose avec æcriture et c’est pour moi, l’une des solutions les plus complètes que l’on peut trouver car on est entre la bêta lecture et le coaching. C’est aussi une solution un peu basée sur le principe de l’agent anglophone, qui va relire le texte et conseiller son auteur avant l’envoi en maison, le rebooster lorsqu’il perd sa motivation et l’aider lorsqu’il se perd dans son texte.
Une dernière solution que vous pouvez envisager, c’est le coaching littéraire. Quand on se parle de coaching, normalement, on ne parle pas de conseil. Donc c’est une formule très engageante pour vous, car c’est vous, sous la supervision donc, d’un coach, qui allez travailler sur vos blocages, vos valeurs, vos motivations pour accomplir votre projet, etc.
Pour résumer, les comptes d’auteurs, les podcasts, les groupes de discussions, les mentors ou les coachs, sont autant de moyens de repousser la solitude.
On peut même dire que les réseaux sociaux nous aident aujourd’hui face à la solitude de l’écrivain. Pouvoir suivre des gens dans le même cas que vous, leur poser des questions, apprendre de leur expérience ou carrément se faire accompagner, c’est ne plus être seul.
De tous genres, de tous âges, de tous horizons, vous pouvez trouver des gens qui vous ressemblent pour vous épauler dans votre écriture.
Et puis dernière chose.
Mais l’une des plus importantes, parce les réseaux, c’est bien, mais on sait tous que cela ne suffit parfois pas face à un réel isolement.
Alors je vais poser la deuxième question de ce podcast : votre entourage est-il au courant de votre projet d’écriture ?
J’en vois déjà écarquiller les yeux en se demandant « mais pourquoi j’en parlerais ? » sans se rendre compte que la réponse est justement le point de cet épisode. Si vous n’avez pas parlé à vos proches, à votre maman, votre mari, votre grand-mère, votre frère, un cousin, un pote, une coloc, peu importe, à au moins une personne de confiance de votre projet de livre, il est temps de le faire. Vous avez au moins une personne dans votre entourage qui se réjouira de vous voir vous épanouir dans l’écriture et qui sera ravie de lire votre histoire ou d’en discuter avec vous.
Il y a même de grandes chances pour que cette personne soit votre plus grand fan avant même la parution. Mais surtout, elle sera une aide incroyable lorsque le moral sera bas, que l’énergie manquera et que le doute s’installera. Avoir une personne ressource autour de soi, c’est LA solution imparable pour écrire un texte de A à Z et de repousser la solitude.
Si vous devez retenir une chose de ce podcast, c’est que si vous aimez écrire, vous faites partie d’une grande communauté, prête à partager ses succès et ses déboires. Alors il est temps de vous trouver un allier.
Si le mentoring est quelque chose qui vous intéresse, je vous invite à me contacter par mail à l’adresse info@aecriture.fr, en DM sur instagram ou directement sur mon site via le formulaire de contact.
Sur ce, moi je vous dis merci de m’avoir écoutée, j’espère que cet épisode vous a plu. Si c’est le cas, je vous demanderai de laisser un commentaire sur votre application de podcast, de vous abonner afin de rester au courant des nouveaux épisodes et à partager le podcast, c’est super pour le référencement et ça me soutient énormément.
Voilà, c’était Isa d’aecriture, on se retrouve bientôt pour un prochain épisode.
D’ici-là, amour sur vous et écrivez bien !
Qu'avez-vous pensé de cet épisode ?
Isabelle Naneix EI - aecriture
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