
White room quoi ?
Le white room syndrome est un terme anglophone qui désigne un manque de contextualisation dans un livre.
La scène se déroule alors sans que l’environnement ne soit décrit et les personnages interagissent peu avec celui-ci, donnant au lecteur l’impression d’une grande pièce vide, sans intérêt.
C’est un problème que l’on peut retrouver dans les récits de jeunes auteurs à qui l’on a (un peu trop) rabaché qu’il ne fallait surtout pas s’apesantir sur les descriptions pour ne pas ennuyer le lecteur.
Sauf que l’excès inverse est tout autant problématique.

Comment l’éviter ?
Visualisez votre scène
Pour vous aider, je ne peux que vous conseiller de créer des moodboards ou des tableaux de références pour vos lieux et vos personnages. Cela vous plonge dès le départ dans l’ambiance et vous permet d’avoir des rappels des éléments sur lesquels jouer pour votre scène. Aidez-vous de Pinterest, Canvas ou Campfire pour les créer.
Utilisez vos 5 sens
N’oubliez pas que vous devez envelopper le lecteur de votre histoire et pour ce faire, il n’existe rien de mieux que de jouer sur les sens. Une odeur, une lumière, un ressenti, un personnage qui pianote ou qui regarde une feuille tomber sont autant de manières d’installer une ambiance et de créer des émotions.
Faites répondre votre thème au décor
Et quand je dis décor, je parle vraiment de tout le décor : la pièce dans laquelle se place la scène, mais aussi la météo, les bruits dans la rue, la musique des voisins... Par exemple, lorsque la tension monte, le temps se réchauffe et devient suffocant ; lorsque les amants se séparent, les rires des enfants jouant dehors deviennent insupportables...
Développez votre univers
Que l’on se parle d’un monde fantasy ou réaliste, cette recommandation s’applique de la même manière. L’espace de vos personnages est rempli d’indications culturelles, de textures, de motifs, de sons qui se rapportent à votre histoire. Un univers doudou, même réaliste, doit être retranscrit par des descriptions et de petites interactions duveteuses, rassurantes, enveloppantes. C’est le moment de vous amuser et de créer tous les petits riens qui donneront le sel de votre univers.
Autorisez-vous à y revenir
Pour vous, le premier jet sert surtout à dérouler l’action? Pas de problème, il suffit de vous laisser un petit mémo pour plus tard. Lors de cette phase, écrivez juste [Description] en début de scène, à l’arrivée d’un personnage ou à l’entrée dans un lieu. Vous pourrez y revenir quand vous vous sentirez prêt à développer en cherchant [Description] dans votre document.
Demandez un retour
Si vous avez un doute, qu’il soit que vous en ayez trop fait ou que vous n’en ayez pas assez dit, faites lire votre chapitre ou votre scène par un alpha ou bêta lecteur. Comprend-on bien ce que vous dites, imagine-t-on suffisamment l’endroit où la scène se passe ? N’est-ce pas pesant à lire ? Est-ce dynamique ?
Isabelle Naneix EI - aecriture
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