Atelier d'écriture #14

Atelier d'écriture #14

Temps : 30 min

Les figures de style permettent de jouer avec les mots et de créer un rythme dans le récit. C’est ce qui fait la force d’une plume, mais encore faut-il savoir les utiliser à bon escient.

L'allitération

De quoi parle-t-on ?

On parle d’allitération lorsque des sons de consonne se répètent dans une phrase ou un paragraphe.

Ex : “ Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? ” Andromaque - Jean Racine

n.b. : à ne pas confondre avec l’assonnance, qui est une répétition de voyelles.

Pourquoi l’utiliser ?

Cela permet une bonne assimilation de la phrase par le lecteur et rythme sa lecture. Cela permet également de jouer sur l’ambiance de votre scène, en fonction de l’allitération utilisée.

Pour s’exercer (15 min)

Prenez une scène de votre récit et écrivez une allitération qui y aurait sa place pour chaque type de consonne :

- le b [b] (le bébé babile dans son berceau bleu)

- le c, ç ou le s [s] (sauriez-vous susurer un simple souhait ?)

- le ch [ʃ] (Chantal a rangé son cheval chez Charles)

- le d [d] (dans le dos de Dalia, un pendentif d’or danse sur sa peau dorée)

- le f ou ph [f] (fais donc fi de ta foi, vieux fou)

- le g ou gu [g] (le grand guide intrigue)

- le j ou ge [ʒ] (Julie, la gorge serrée, jeta un juron injurieux)

- le K ou c ou qu [k] (un quiproquo sur qui est cocu)

- le l ou [l] (le soleil ou la lune sont à des lieues l’un de l’autre)

- le m [m] (la musique de l’amour m’émeut)

- le n [n] (la nuit sonne la sonnette de notre infitinité)

- le gn [ɲ] (le gagnant atteint la ligne avant que l’autre ne l’atteigne)

- le p [p] (Il est parti de sa patrie sans paraître pétri de remods).

- le r [ʀ] (le ronronnement du moteur faisait vibrer le cuir)

- le t [t] (la terre t’entend chuchoter tes tourments)

- le v [v] (un vrai voyage fait vibrer votre être)

- le z ou s [z] (le visiteur du zoo s’amusait à zieuter les oiseaux)

La comparaison

De quoi parle-t-on ?

La comparaison met en relation deux termes grâce à un outil de comparaison. La comparaison est généralement constituée de 4 éléments : le comparé (A), le comparant (B), l’outil de comparaison, l’élément commun (peut être omis).

Ex : Il était pâle comme la mort.

= Il (A) était pâle (élément commun)

comme (outil de comparaison) la mort (B).

n.b. : ne pas confondre avec la métaphore.

Pourquoi l’utiliser ?

Ce procédé enrichit le récit et donne au lecteur une information précieuse, en lui apportant une référence et en faisant travailler son imaginaire.

Pour s’exercer (15 min)

Prenez deux éléments (objet, personne, qualificatif...) et tentez de trouver une comparaison qui apporte à la fois un référent et une image impactante.

Pour vous aider, voici des comparants qui peuvent vous inspirer :

- la mer

- une étoile

- la mort

- le soleil

- le vin

- l’enfance

- la mer

- une étoile

- la mort

Voici également les outils de comparaison possibles:

- tel

- comme / pas comme

- ainsi que

- Plus / moins

- aussi / autant

- presque

Essayez avec plusieurs comparatifs et choisissez la force évocatrice que vous souhaitez.

Pour vous aider, vous pouvez faire des nuages de mots d’évocation similaire :

Par exemple : feu / flamme / chaleur / blûlure / braise / rouge / fumée / ondoyance / flamboyance...

Ce travail vous permet d’y détailler les différentes manières d’aborder un élément et d’explorer plus facilement des comparaisons efficaces.

Isabelle Naneix EI - aecriture

© crédit photo : Pexels : Anna Shvets

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